
Hier, j'ai franchi une étape importante dans mon processus d'intégration aux Etats-Unis: je suis allée chez le coiffeur. Je suis allée chez Jean-Louis David - il y en a plusieurs implantés à New York - espérant naïvement y établir une French connection. Evidemment, les gens n'y parlent pas plus anglais que chez Bumble & Bumble (une chaîne de salons assez chic où je rêve d'aller me faire faire des "highlights" - encore faut-il que j'accepte de troquer 150 $ contre une tête de new-yorkaise tacky). Je trouve que les Jean-Louis David sont plus élégants en France, c'est vous dire l'atmosphère de celui-ci. Chaque coiffeur dispose sur son espace de travail son diplôme d'Etat. Ca m'a paru un peu solennel pour l'occasion, mais peut-être sont-ils habitués à se faire menacer de procès pour une permanente ratée.
Avant de me faire passer au shampoing, on m'a demandé si je désirais juste une coupe ou aussi un "blow dry". J'ai vraiment était prise au dépourvu par cette question, et j'ai conclu que c'était l'équivalent de "brushing". J'ai donc bien sûr dit "non, surtout pas!". Je crois que c'est pour ça que la coiffeuse m'a laissée repartir dans les rues de New York les cheveux mouillés, complètement interloquée par ce traitement. Ca n'est pas la première fois qu'un coiffeur refuse de me sécher les cheveux (pour pas que ça gonfle trop) mais d'habitude on en discute! Grâce à cette restriction, je n'ai payé que 27$, ce qui est tout de même imbattable.